Voitures autonomes, comment sera l’avenir?

voitureOn le sait, à l’avenir nous devrions davantage voir sur nos routes des voitures qui assistent les conducteurs voire qui conduisent à leur place!

J’ai interrogé le Ministre Maxime Prévot à ce sujet, notamment au niveau des améliorations des infrastructures à prévoir.

Retrouvez la totalité de sa réponse ci-dessous.

Mme la Présidente. – L’ordre du jour appelle la question orale de Mme Durenne à M. Prévot, Ministre des Travaux publics, de la Santé, de l’Action sociale et du Patrimoine, sur « les voitures autonomes ». La parole est à Mme Durenne pour poser sa question.

Mme Durenne (MR). – Monsieur le Ministre, de nombreuses entreprises automobiles se lancent aujourd’hui dans le développement de voitures autonomes. Ces voitures roulent seules ou presque. Si les développements vont bon train, il est du rôle du politique d’anticiper leur arrivée sur nos routes, notamment en matière de sécurité routière qui relève de vos compétences.

En ce qui concerne l’arrivée de ces véhicules eux-mêmes, quelles sont aujourd’hui les règles applicables si ce type de véhicule devait être mis sur nos routes ? Qu’en sera-t-il au niveau du permis de conduire ?

Sera-til toujours nécessaire, en sachant très bien que la délivrance relève effectivement du Fédéral, mais au niveau de la formation, sera-t-elle toujours nécessaire ou sera-t-elle aménagée ?

Qu’en est-il en cas d’accident dû à une défaillance du système et de partage des responsabilités ? Qu’en est-il au niveau des assurances ? Quels aménagements seront à prévoir ?

Dans l’état actuel des choses, de telles voitures autonomes ne nécessiteraient pas déjà des changements de nos routes ? Prévoyez-vous, dans le cadre des routes du futur, quelque chose, comme vous nous avez déjà annoncé certaines modifications ?

En d’autres termes, comment anticipez-vous au niveau réglementaire l’arrivée de telles voitures sur le marché, dans un futur plus si lointain que cela ?

Mme la Présidente. – La parole est à M. le Ministre Prévot.

Prévot, Ministre des Travaux publics, de la Santé, de l’Action sociale et du Patrimoine. – Madame la Députée, les règles de circulation, c’est-à-dire le Code de la route, sont une matière fédérale. C’est donc au Fédéral à prendre des initiatives sur le sujet des voitures autonomes et de l’assistance à la conduite.

Tout comme mes confrères flamand et bruxellois, je suis d’avis qu’il faut pouvoir permettre des tests en situation réelle selon des procédures à définir. En concertation avec les deux autres régions favorables à ces tests, je demanderai prochainement à Mme la Ministre de la Mobilité, Mme Galant, d’examiner ce qui devrait, le cas échéant, être adapté dans le texte du Code de la Route ou plus largement dans la règlementation pour permettre ces tests. Plutôt que des véhicules complètement autonomes, il faut avant tout penser à l’assistance à la conduite.

Il y a des éléments assez simples ou devenus courants comme l’avertisseur de distance lors de la marche arrière, l’ABS, l’ESP, et cetera. Par ailleurs, pour en venir précisément au sujet de votre question, il y a effectivement des systèmes plus complexes ou plus récents : certains véhicules prennent l’initiative et freinent automatiquement à l’approche d’un obstacle.

D’autres systèmes détectent l’endormissement du conducteur ou les écarts de trajectoires.

Certains véhicules peuvent se garer tout seuls : c’est la fameuse manœuvre du créneau. Le principe général est que la conduite s’adapte à la route et aux circonstances de circulation.

Il n’y a donc pas d’adaptation nécessaire de l’infrastructure, mais une veille technologique est assurée par les techniciens de mon administration. Au niveau de la sécurité routière, matière que j’ai en charge et qui me tient à cœur, l’assistance ou l’automatisation de la conduite est un élément positif.

L’erreur est humaine : un moment de distraction ou d’inattention, un défaut de prévision, un écart de conduite, tout cela est si vite arrivé ! Le principal facteur des accidents, c’est le conducteur. L’automate, lui, est vigilant en permanence et peut aider le conducteur ou la conductrice. Généralement, les assureurs ont une attitude positive, en offrant parfois même une réduction commerciale face à ces assistances qui corrigent la conduite du conducteur.

À titre de comparaison, les pilotes automatiques des avions et autres assistances de pilotage font partie intégrante du niveau de sécurité très élevé obtenu dans l’aviation. Cependant, ce n’est pas parce que les pilotes automatiques sont capables de faire décoller, voler et atterrir les avions qu’il n’y a plus de pilote. Le moment n’est pas encore venu où la voiture sans conducteur circulera en ville.

Mme la Présidente. – La parole est à Mme Durenne.

Mme Durenne (MR). – Merci, Monsieur le Ministre, pour vos réponses. Comme je l’ai déjà dit, le Fédéral, on s’en occupe, on ira bien commenter l’information et effectivement j’ai pris bonne note de toutes les informations que vous m’avez données aujourd’hui et votre volonté de vous inscrire dans le futur.