Très bonne année 2015, pleine de projets nouveaux et de découvertes.

Mesdames et Messieurs les Echevins,

Mesdames et Messieurs les Conseillers communaux,

Mesdames et Messieurs les membres des personnels,

Mesdames, Messieurs,

Voilà que l’année 2015 en est à son aurore alors que l’année 2014 n’offre plus que son crépuscule final et avec elle, un dernier regard sur son flot d’évènements. À des degrés divers, tous ceux-ci ont eu un impact dans nos vies quotidiennes.

Une année chargée de troubles, de choix, d’inattendus mais aussi de joies et d’amusements. Comme dans une histoire, la trame s’est jouée. Les péripéties et rebondissements ont agrémentés les journaux, les discussions et les pensées.

Parce que la vie est un livre et les pages son histoire, je me propose de parcourir avec vous les chapitres qui ont constitué ce 2014ème tome de notre ère.

Chapitre premier : le temps des troubles.

Une bonne histoire n’est malheureusement jamais exempte de ses éléments perturbateurs à la lumière des guerres et tensions qui ne nous ont pas encore abandonné cette année. Non, définitivement « le ministre de la guerre n’a pas encore donné sa démission. La guerre n’est toujours pas supprimée », pour paraphraser Jules Renard.

« Je rêvais d’un autre monde » chantait alors Téléphone. Un monde en paix où architecture ne rimerait pas avec destructions ou colonies, telles que celles qui s’avancent toujours plus loin en Palestine, à la faveur d’un conflit à la lecture interminable qu’on penserait inspiré de Madame Bauvary de Flaubert.

Un monde en paix où cinéma ne rimerait pas avec mauvais film, à l’image de la crise en Ukraine. L’Europe se serait, en effet, passée de ce mauvais flashback tiré des années de guerres froides où les anciens James Bond allaient puiser leurs intrigues.

S’il suffisait d’un simple coup de pinceau pour dépeindre ces mauvais tableaux, et s’affairer à reproduire des œuvres plus joyeuses que celles qui se déroulent encore actuellement en Syrie et en Libye, mais également au Mali et au Proche-Orient, où le DAESH se veut le faire-valoir d’un nouveau Califat.

Nous ne pouvons qu’espérer que la raison prenne le dessus pour cette année qui s’annonce.

Chapitre second : le temps des choix.

C’est désormais une pièce connue qui se rejoue régulièrement. Non, je ne parle pas de L’avare de Molière ou de Treize à Table de Sauvajon mais bien des élections. Si celles-ci sont un choix, elles sont surtout le résultat d’années de démocraties et sont un droit, un privilège que nous nous devons de défendre à tout prix.

Parce « qu’on ne construit pas une société sur des choix mous », comme le disait si bien Alain Madelin, le nouveau gouvernement fédéral s’est voulu audacieux et a décidé ne plus se résigner à tenir la barre du Radeau de la Méduse mais au contraire de tenter de remettre à flot un paquebot digne de ce nom.

Dans ce plat pays qui est le nôtre, avec des coalitions pour uniques montagnes, chacun des niveaux de pouvoirs se sont affairé à les surpasser. Avec des chemins différents d’une Belgique à droite et d’une Wallonie à gauche, il a fallu et faudra encore composer subtilement pour maintenir unie celle que l’on appelle notre Mère chérie.

Les débats politiques font le fil du temps, nourrissent les histoires quotidiennes et les manifestations de rues. C’est bien. C’est le signe de la vitalité de nos démocraties. Là où d’autres n’ont pas de choix, et où, à la suite d’une Interview qui tue, on préfère imposer la censure.

Chapitre troisième : Le moment des inattendus.

C’est une Dernière Danse qui s’est jouée pour ceux et celles qui nous ont quitté au cours de cette histoire. La reine Fabiola, reine blanche au grand cœur. Robin Williams, humoriste qui n’avait pas son pareil. Léo Tindemans et Jean-Luc Dehaene, de grands hommes politiques du siècle dernier. Joe Cocker, pour les plus rockeurs d’entre-vous.

Signe du temps et fin d’une pièce ou début d’un nouveau roman, la reprise des discussions entre les Etats-Unis et Cuba marque un pas supplémentaire vers la disparition des derniers vestiges de la guerre froide version XXème siècle.

Quant à l’Afrique, elle n’avait qu’à bien se tenir face à cette Danse Macabre que lui jouait et lui joue encore tous les jours Ebola, cette fameuse danseuse à la faux affutée. Des milliers de personnes lui ont laissé leur vie.

Enfin, de manière plus légère, c’est le burlesque qu’a choisi la politique française pour alimenter cette année : « la comédie, c’est maintenant ». A tel point qu’on retiendra cette critique sobre et sans équivoque : Merci pour ce moment.

Chapitre quatrième et dernier : Ta fête.

Un Stromae magistral nous a fait le plaisir de prêter sa voix à l’hymne officielle de notre équipe nationale de football, tout aussi magistrale. Arrivée là où on ne l’attendait pas, l’équipe belge a ravivé, même chez les moins concernés, cette curiosité pour le football que notre pays avait déjà connu en 1986. De multiples fois, l’équipe a donné sa dose d’espoirs et de fêtes aux plus supporters d’entre nous, des plus petits aux plus grands, de la Cafett’ de Celles aux stades du Brésil.

La conquête de l’espace a elle aussi connu un sursaut. L’Odyssée de l’Espace et Interstellar n’ont cas aussi bien se tenir. L’Europe reste dans la course et a posé, pour la première fois, un robot sur une comète à des dizaines de millions de kilomètres d’ici, après 10 ans de voyage pour la sonde Rosetta qui le transportait.

Non, l’année 2014 n’a pas été non plus exempte de joie et de bonne humeur, en témoignent les nombreux selfies, les défis sur les réseaux sociaux tel que « À l’eau ou un resto », ou l’arrivée très médiatique des deux pandas en Wallonie.

Enfin, c’est par Celles que nous refermons ce chapitre. L’année s’est terminée sur une belle Happy End, avec des finances qui tiennent la route comme quoi, « tout vient à point à qui sait attendre ».

Les projets ne manqueront pas avec, entre autre, la Commune pour chef d’orchestre. De la place Verte de Celles au Parc des Oblats de Velaines, en passant par l’église Saint-Christophe, c’est un nouvel épisode qui s’ouvre pour ces lieux. La Commune a décidément de beaux jours qui s’ouvrent devant elle.

Un nouvel acte va se jouer avec vous tous, nous tous, pour acteurs. Les lumières s’éteignent. Alors non, ce n’est pas un black out. C’est notre nouveau film qui commence.

D’ailleurs, à titre personnel, je tiens à adresser mes remerciements à toutes celles et ceux, associations, bénévoles, membres du personnel et l’ensemble de la classe politique celloise, qui contribuent à la bonne vie de notre commune.

Nous aussi, à notre niveau, nous pouvons contribuer à évènements d’envergures, voire mondiaux. Ainsi, cette année nouvelle nous verra prendre part à Mons 2015. Mais ça, c’est une autre histoire…

En effet, une page se tourne et met fin à ce 2014ème tome.

Et c’est un nouveau livre que nous écrirons désormais. Il a pour titre « 2015 ». Je vous souhaite alors, Mesdames et Messieurs les Echevins, Mesdames et Messieurs les Conseillers communaux, Mesdames et Messieurs les membres des personnels, Mesdames, Messieurs, que son histoire, soit la plus belle possible, remplie de joie et de rêves, remplie de poésies et de symphonies, remplie de santé et de bonheur.