Le logement, c’est important.

Le logementRetrouvez-ci dessous le discours que j’ai prononcé à l’occasion de l’inauguration des 10 logements sociaux à l’ancienne gendarmerie de Velaines. 

Reportage Notélé à voir ici.

Un peu plus de 100.000, c’est le nombre de logements publics dont dispose aujourd’hui la Wallonie, et ceux-ci que nous inaugurons aujourd’hui viennent compléter ce nombre.

Un élément qui rappelle que le social n’est pas oublié à Celles. Notre commune apporte sa pierre à l’édifice et de l’eau au moulin des moins bien lotis.

10%, c’est un autre chiffre qui représente la part des logements sociaux qu’une commune devrait théoriquement disposer. Nous n’y sommes pas encore mais nous tendons vers ce nombre grâce aux efforts que nous avons réalisés ces dernières années.

Nos efforts continueront les prochaines années car j’ai la conviction profonde que le droit au logement est une priorité qui doit être celle de tous. Nul ne peut espérer évoluer dans la vie sans logement, sans endroit où il se sent protégé, où il se sent à l’abri. Le logement est un droit qui  permet à tout un chacun d’être libre davantage. Libre d’inviter ses amis, libre de regarder la télé, libre de lire, libre de se laver, libre de cuisiner, libre de dormir, libre de parler, libre d’étudier. Autant de libertés qui sont restreintes lorsque le droit au logement n’est pas garanti.

Au-delà de ça, c’est grâce à un logement garanti que chacun peut s’assurer un avenir et celui de ses enfants. Car une chaumière certaine, c’est un endroit plus propice à l’éducation et à la stabilité. Les logements publics doivent être le point relais, le « trait d’union » comme on dit en bon français, entre deux moments de la vie, à chacun de voir d’où il vient, où il va et où il veut aller.

Ils doivent permettre à ces familles, ces personnes seules ou ces nouveaux mariés de garder ou trouver une place dans la société. La garantie d’une stabilité certaine que leur apporte un logement sera la base de la suite de leur histoire.

Cela rejoint aussi un sujet qui doit nous tenir tous à cœur, que nous soyons de droite, de gauche ou du centre. Il s’agit de la lutte contre la pauvreté et la précarité, car celle-ci est source de souffrances familiales et personnelles. Elle peut donner lieu à des conflits ou des marginalisations. La pauvreté ne doit pas être une fatalité et l’acquisition d’un logement est déjà un premier pas contre cette situation de vie que je ne souhaite  à personne.

En plus de cela, la pauvreté doit faire l’objet d’une lutte intense. Il faut permettre aux gens de trouver un emploi, d’investir dans leur avenir via la formation, l’éducation, l’entreprenariat, par exemple. Il nous faut aussi libérer les énergies permettant à tous ces éléments de fonctionner en lien l’un avec l’autre et être ainsi plus efficace.

D’autres problèmes relatifs aux logements touchent aussi la Wallonie. Ainsi, trop de logement sont inoccupés faussant alors les prix du marché. C’est une problématique qu’il faut également résoudre.

Enfin, je terminerai par cette petite phrase de Claude Nougaro : « Tu lui donnes un crayon et l’enfant bâtit sa maison. » Elle met parfaitement en lumière que de grandes choses peuvent être faite avec une bonne dose d’imagination et de volonté, au départ de presque rien. Y compris en matière de logement car qui aurait dit qu’un jour, c’est à cela que servirait cette ancienne gendarmerie ?