Subventions et conseillers pour la sécurité routière dans les écoles

ecole sécurité routièreSuite aux Etats Généraux de la Sécurité routière du 15 juin 2012, un socle de compétences devait être définit pour l’éducation à la circulation et à la mobilité en milieu scolaire. Le prédécesseur du Ministre Prévot, Carlo Di Antonio, avait alors annoncé avoir eu toute une série de contacts.

À ma question de savoir où en était le processus aujourd’hui, Maxime Prévot a avancé quelques éléments :

  • L’éducation à la sécurité routière fait partie de ses priorités
  • Il a relancé le groupe de travail sur ce dossier et ai pris contact avec Mme Milquet, Ministre de l’Enseignement obligatoire.
  • Pour septembre 2016, on devrait voir se développer dans les écoles ce continuum pédagogique
  • Ça sera approche de transversalité des apprentissages au sein des socles existants avec l’ensemble des acteurs concernés
  • L’objectif est qu’à moyen terme, chaque école de la Fédération dispose, en son sein, d’au moins un conseiller en mobilité et sécurité routière.
  • La DGO2 accordera dorénavant des subventions aux ABSL spécialisées qui respecteront ces référentiels et aux écoles désireuses de proposer des projets s’inscrivant dans la mise en place de ce continuum pédagogique pour la sécurité routière et la mobilité.

Je voulais rajouter que certaines communes organisent déjà des concours sécurité routière avec les zones de police. Cela remporte un succès et cela motive vraiment les enfants et ils se battent pour avoir le pourcentage le plus important. Ils en retirent quelque chose de très enrichissant. Il faut continuer dans ce sens.

Retrouvez la totalité de l’échange ci-dessous. 

QUESTION ORALE DE MME DURENNE À M. PRÉVOT, MINISTRE DES TRAVAUX PUBLICS, DE LA SANTÉ, DE L’ACTION SOCIALE ET DU PATRIMOINE, SUR « L’ÉDUCATION À LA SÉCURITÉ ROUTIÈRE DANS LES ÉTABLISSEMENTS SCOLAIRES »

Mme la Présidente. – L’ordre du jour appelle la question orale de Mme Durenne à M. Prévot, Ministre des Travaux publics, de la Santé, de l’Action sociale et du Patrimoine, sur « l’éducation à la sécurité routière dans les établissements scolaires ». La parole est à Mme Durenne pour poser sa question.

Mme Durenne (MR). – Monsieur le Ministre, ce matin, ce fut très intéressant. Je vous pose ma question et je suis sûre que vous allez m’apporter des éléments. Suite aux États généraux wallons de la Sécurité routière organisés à Namur, le Conseil supérieur wallon de la sécurité routière avait présenté ses recommandations en matière d’éducation à la circulation et à la mobilité en milieu scolaire, le 15 juin 2012. Lors de la précédente législature, le ministre compétent avait donné une série de détails sur ce qui avait été fait : rencontre avec la ministre de l’Enseignement, groupe de travail, création d’un référentiel, rencontre avec les unités de police, et cetera. M. le Ministre Di Antonio mettait en avant qu’une définition des socles de compétences en sécurité routière était envisagée, mais que le travail législatif devrait, alors, être réalisé par cet actuel Gouvernement wallon. Qu’en est-il aujourd’hui ? Depuis le début de la législature, les contacts ont-ils été repris avec les différents acteurs concernés, notamment la Fédération Wallonie-Bruxelles. Qu’en est-il des actions entreprises par le précédent ministre ? Où en est ce travail législatif quant au socle de compétence ?

Mme la Présidente. – La parole est à M. le Ministre Prévot.

M. Prévot, Ministre des Travaux publics, de la Santé, de l’Action sociale et du Patrimoine. – Madame la Députée, l’éducation à la sécurité routière en milieu scolaire fait partie de mes priorités pour cette législature, je ne l’ai pas caché. Outre sa régionalisation récente, j’y porte un grand intérêt, car à long terme, elle contribue incontestablement à améliorer le comportement des usagers sur la route. En effet, si, dès le plus jeune âge, on veille à une continuité tout au long du parcours scolaire dans l’apprentissage et l’éveil de l’enfant aux multiples facettes de la mobilité et de sa sécurité en lien avec les différents types de déplacement, on obtiendra de meilleurs résultats. C’est, en tout cas, l’une des conclusions majeures du Conseil supérieur wallon de la sécurité routière.

Dès le début de cette législature, j’ai relancé le groupe de travail sur ce dossier et ai pris contact avec Mme Milquet, Ministre de l’Enseignement obligatoire. Elle a rapidement adhéré à ce projet de continuum pédagogique, à la mobilité et la sécurité routière en milieu scolaire et a donné des instructions à son administration pour y donner les suites dans un calendrier réaliste qui permette une concrétisation et application au sein des établissements scolaires en Fédération Wallonie-Bruxelles, dès septembre 2016. Ainsi, il est prévu une agréation par les services d’inspection du référentiel réalisé par ce groupe de travail pour ce qui concerne l’enseignement primaire. Ce référentiel permettra aux enseignants d’identifier de quelle manière ils peuvent aborder la sécurité routière dans leurs cours, que cela soit en étude du milieu, en science, en éducation physique, en géographie, et cetera. Les socles de compétence actuels le permettent. Dans ce cadre, des outils pédagogiques seront mis aussi à leur disposition et agréés par la Fédération Wallonie-Bruxelles. Une fois cette étape passée, un comité d’accompagnement de la Fédération Wallonie-Bruxelles poursuivra le même objectif avec un référentiel pour l’enseignement secondaire.

L’intérêt d’un tel référentiel est la connaissance par tous les intervenants, les ASBL spécialisées et les services de prévention et de la police inclus, des compétences attendues permettant d’assurer une homogénéité dans les apprentissages de la mobilité, de la sécurité routière. Cette approche de transversalité des apprentissages au sein des socles existants a déjà été testée pour d’autres matières, comme l’environnement, et cela semble bien fonctionner.

Sachez également qu’avec la DGO2, nous sommes en train d’établir un programme de formation à destination de personnes de référence qui porteront ce projet auprès des enseignants de leur établissement scolaire respectif. L’objectif est qu’à moyen terme, chaque école de la Fédération dispose, en son sein, d’au moins un conseiller en mobilité et sécurité routière.

Enfin, la DGO2 accordera dorénavant des subventions aux ABSL spécialisées qui respecteront ces référentiels et aux écoles désireuses de proposer des projets s’inscrivant dans la mise en place de ce continuum pédagogique pour la sécurité routière et la mobilité.

Mme la Présidente. – La parole est à Mme Durenne.

Mme Durenne (MR). – C’est ce que je voulais entendre, c’était que les contacts avaient été pris avec Mme le Ministre Milquet. Ce matin, on nous avait dit qu’il y aurait un référent mobilité et sécurité routière dans les écoles où des actions seraient menées. Je prends bonne note que des subventions peuvent être octroyées aux écoles à partir de la DGO2. Il faut continuer dans ce sens.

Je voulais rajouter que certaines communes organisent déjà des concours sécurité routière avec les zones de police. Cela remporte un succès et cela motive vraiment les enfants et ils se battent pour avoir le pourcentage le plus important. Ils en retirent quelque chose de très enrichissant. Certaines communes ont des lots tels qu’un vélo et vous voyez sur leur visage le sourire et la satisfaction d’avoir appris énormément au niveau sécurité routière. Il faut continuer dans ce sens.