De 28 à 37 millions d’euros alloués pour le marquage au sol.

marquageTrop souvent encore, sur nos routes, nous pouvons observer une absence de marquage routier. Je citais notamment le Viaduc de Viesville dans le Hainaut dont une partie est complètement sans marquage, ou l’échangeur de Daussoulx près de Namur dont une partie arbore un marquage délabré. Ces deux lieux ne sont évidemment pas les seuls, mais ils sont dangereux et sans marquages, ça peut vite devenir la jungle.

Le Ministre Prévot a alors annoncé une augmentation du budget alloué. Passant de 28 à 37 millions d’euros pour l’entretien ordinaire.

De plus, une toute nouvelle approche plus professionnelle a été mise en place avec la DGO1 du Service public de Wallonie, afin d’uniformiser les pratiques en matière d’entretien ordinaire et renforcer notamment les opérations de marquage.

Augmentation d’autant plus étonnante que dans le débat budgétaire, il apparaissait clairement une baisse de l’ordre de 20% des moyens.

La totalité de l’échange ci-dessous.

QUESTION ORALE DE MME DURENNE À M. PRÉVOT, MINISTRE DES TRAVAUX PUBLICS, DE LA SANTÉ, DE L’ACTION SOCIALE ET DU PATRIMOINE, SUR « L’AMÉLIORATION DU MARQUAGE ROUTIER POUR LA SÉCURITÉ DE TOUS »

Mme la Présidente. – L’ordre du jour appelle la question orale de Mme Durenne à M. Prévot, Ministre des Travaux publics, de la Santé, de l’Action sociale et du Patrimoine, sur « l’amélioration du marquage routier pour la sécurité de tous ». Une partie de la réponse a été donnée tout à l’heure, mais comme la question était à l’ordre du jour, je voulais vous donner l’entière responsabilité de votre choix. La parole est à Mme Durenne pour poser sa question.

Mme Durenne (MR). – Madame la Présidente, je suis venue en discuter ce matin, à savoir comment cela se passait. Je vais poser ma question, même si nous avons eu pas mal d’éléments de réponse ce matin lors des auditions, qui étaient très intéressantes. Je suis sûre que M. le Ministre aura quelques informations supplémentaires à apporter à la question. Monsieur le Ministre, comme nous l’avons dit ce matin, il subsiste encore trop de points noirs sur nos routes et autoroutes en ce qui concerne le marquage routier, surtout en temps de pluie, de neige ou lorsqu’il fait nuit, et ce, malgré l’éclairage public. Parfois ces marquages sont très dégradés ou n’existent tout simplement plus. Ainsi, certaines portions de routes et d’autoroutes ne disposent pas d’un marquage au sol digne de ce nom, ce qui est très dangereux. Ce matin, on a attiré l’attention sur tout ce qui était sécurité routière. Effectivement, le marquage fait partie et renforce la sécurité routière. Cela s’avère être un réel danger pour tous les usagers. Mes questions seront simples, Monsieur le Ministre. On a déjà eu un débat sur cette problématique en séance plénière concernant la sécurité, où pas mal de questions étaient posées et auxquelles, j’en conviens, par manque de temps, vous n’aviez pu donner réponse. C’est pour cela que je suis revenue aujourd’hui avec le sujet tellement il est vaste. À quoi ces situations sont-elles dues ? Est-ce un manque de moyens, un manque de coordination, ou dans certains cas, un oubli ? Comment allez-vous répondre à ce problème ? Dans quels délais ? Un mécanisme est-il envisagé pour déceler et remédier plus rapidement à cette absence de marquage ?

Mme la Présidente. – La parole est à M. le Ministre Prévot.

M. Prévot, Ministre des Travaux publics, de la Santé, de l’Action sociale et du Patrimoine. – Madame la Députée, je vais tenter de voir s’il y a quelque chose de neuf à pouvoir mettre dans votre panier. Votre question comporte deux volets : d’une part, le marquage lors des réparations localisées du revêtement et, d’autre part, l’entretien général des marquages.

En ce qui concerne le marquage dans le cadre des chantiers de réfection des voiries, la consigne donnée par l’administration aux entreprises de travaux publics est de réaliser les marquages lorsque la signalisation du chantier de réfection du revêtement est toujours présente. Cette consigne a pour objectif de s’assurer que le marquage est réalisé pour la réouverture de la voirie à la circulation, mais aussi pour permettre que le marquage au sol soit réalisé dans de bonnes conditions de sécurité pour les ouvriers. Cette consigne est généralement suivie.

Toutefois, dans certains cas, qui ont essentiellement trait aux conditions météo ou à l’indisponibilité d’une entreprise de marquage, les travaux de marquage peuvent être postposés. Cette situation est assez rare et ne perdure guère, notamment sur le réseau autoroutier. Si vous avez connaissance de cas bien précis, je vous invite à m’en faire part, afin que je relaie l’information auprès de l’administration. En ce qui concerne les marquages d’entretien courant, qui ne sont donc pas liés à des réfections de revêtement, leur non-renouvellement à l’approche de la période hivernale peut s’expliquer par trois raisons.

Tout d’abord, l’administration peut avoir programmé pour le printemps prochain un chantier sur une de ces voiries. Dans ce cas et pour autant que le marquage reste suffisamment visible malgré tout, l’administration peut décider de le laisser tel quel pendant l’hiver avant le renouvellement programmé de la chaussée. Il s’agit là d’une gestion en bon père de famille des deniers publics. Ensuite, il faut rappeler que les marquages nécessitent des conditions climatiques spécifiques pour être réalisés correctement et de façon durable. Il n’est donc pas impossible que certains marquages programmés n’aient pu avoir lieu avant la dégradation de la météo et soient postposés au printemps prochain. Enfin, la dernière explication a trait aux disponibilités budgétaires. En effet, l’administration gère et répartit les budgets mis à sa disposition pour l’entretien courant du réseau ; des choix peuvent être opérés par l’administration et certaines opérations de marquage sont alors postposées au printemps suivant.

Pour ce dernier point qui constitue certainement la raison principale, je vous rappelle que j’ai décidé, dès le budget 2015, de renforcer les moyens alloués à l’entretien ordinaire. Au lieu des 28 millions d’euros alloués en 2014, les moyens budgétaires s’élèveront à 37 millions d’euros en 2015, ce qui devrait contribuer à améliorer la situation des marquages au sol du réseau. En effet, une toute nouvelle approche plus professionnelle a été mise en place avec la DGO1 du Service public de Wallonie, afin d’uniformiser les pratiques en matière d’entretien ordinaire et renforcer notamment les opérations de marquage.

Mme la Présidente. – La parole est à Mme Durenne.

Mme Durenne (MR). – Ma question portait surtout sur les entretiens courants. Vous m’avez bien cité les différents cas : le printemps arrive, les conditions climatiques. J’ai attiré surtout l’attention sur les disponibilités budgétaires, parce que lorsque nous avons eu une discussion sur le budget, quand je reprenais l’allocation sur la réhabilitation, la sécurisation, les équipements, marquages, et cetera, il y avait une nette diminution.

Maintenant, vous venez de me dire que l’on passerait de 28 millions d’euros en 2014 à 37 millions d’euros en 2015. J’en prends bonne note. J’ai entendu ce matin également, lorsque les intervenants ont parlé de la qualité du marquage avec la pose de peinture, qu’il n’y avait aucune économie faite au niveau des poses de peinture et qu’il y a des outils qui sont là au niveau du réseau structurant et au niveau du réseau non structurant.

J’avais quelques exemples concrets, puisque, maintenant, je fais la route Tournai-Namur et j’ai remarqué que le viaduc de Viesville où il y a une absence totale de marquage, ainsi que l’échangeur à Daussoulx qui est sans marquage et qui peut être dangereux. Je sais que le ministre est très sensible à la sécurité routière et je vous remercie pour l’attention apportée au dossier.