Le stress

Le stress_64Aujourd’hui, ce sont plus de 64% des travailleurs qui souffrent du stress. Ce sont autant d’hommes et de femmes qui doivent souvent allier vie de famille et travail, ce qui provoque davantage de stress. La cause? Parfois des horaires inadaptés, des gardes d’enfants insuffisantes, une mobilité défaillante, etc.

J’ai interrogé le Ministre de la Santé à ce propos car lorsqu’un problème touche autant de personnes, il devient nécessaire de prendre des mesures, tant en matière de prévention que de prise en charge à postériori.

Certaines entreprises mettent à disposition de leurs employés salles de sport, séances de relaxation, places de crèches, etc. Cela dans le cadre d’une opération win-win d’un travailleur remotivés dont les effets négatifs du stress sur sa santé sont diminués.

Peu satisfaite par la réponse du Ministre, je déposerai une Proposition de résolution sur ce sujet.

Vous pourrez d’ailleurs la retrouver bientôt dans mon dossier stress.

Échange complet ci-dessous.

QUESTION ORALE DE MME DURENNE A M. PRÉVOT, MINISTRE DES TRAVAUX PUBLICS, DE LA SANTÉ, DE L’ACTION SOCIALE ET DU PATRIMOINE, SUR « LE STRESS »

Mme la Présidente. – L’ordre du jour appelle la question orale de Mme Durenne à M. Prévot, Ministre des Travaux publics, de la Santé, de l’Action sociale et du Patrimoine, sur « le stress ». La parole est à Mme Durenne pour poser sa question.

Mme Durenne (MR). – Monsieur le Ministre, plusieurs études commencent à mettre en avant le problème du stress. En effet, de plus en plus de Belges sont confrontés au stress, que ce soit lié au travail, à la famille, au manque de temps pour soi et d’autres raisons encore. Tous les domaines de la vie sont concernés et susceptibles de créer du stress chez l’individu. Securex, dans une étude, démontrait une augmentation de ce stress au travail de 45 à 68 %. Monsieur le Ministre, disposez-vous d’autres chiffres et, plus spécifiquement, pour la Wallonie ? Le stress est, à la fois, un problème personnel, mais également sociétal. Personnel, car l’individu doit, chaque jour, affronter une réalité qui le dépasse ; et sociétal, car cela risque bien de devenir un problème de santé publique très important. Le Gouvernement parle de la santé au sens large dans la DPR, mais n’indique pas quelles mesures transversales pourraient être prises pour ces maladies modernes dont on parle peu. Ainsi, inciter les entreprises à investir dans des séances de massages ou de détente peut parfois paraître loufoque, mais celles qui ont testé ces méthodes en sortent convaincues : meilleure ambiance de travail, meilleure concentration, meilleur sommeil. Bref, cela est à la fois bénéfique pour l’entreprise et également la santé du travailleur.

Monsieur le Ministre, quelle en est votre analyse ? Comment le Gouvernement entend-il lutter contre cette augmentation, puisque la DPR, comme je viens de le dire, n’indique rien ?

En matière de prévention n’y a-t-il pas là matière à travailler ? Prévenir les situations avant qu’elles ne provoquent un stress chez la personne ? Monsieur le Ministre, êtes-vous prêt à permettre une meilleure prise en compte du stress dans l’ensemble des politiques menées via un décret du même type que le décret Gender Mainstreaming ?

Mme la Présidente. – La parole est à M. le Ministre Prévot.

M. Prévot, Ministre des Travaux publics, de la Santé, de l’Action sociale et du Patrimoine. – Madame la Députée, les méfaits du stress sont maintenant connus – l’on peut parfois dire qu’on les incarne – depuis de nombreuses années et le stress est un problème de santé publique important. Le bien-être au travail relève d’une compétence du Gouvernement fédéral et c’est dans ce cadre que, lors de la législature précédente, un plan de stratégie nationale en matière de bien-être au travail a pu être finalisé.

Le burn-out n’est pas, en soi, un phénomène isolé, spontané, mais va résulter de stress chroniques, cumulatifs et allant en s’accentuant. Ces événements stressants ne sont pas toujours prévisibles et influencent le caractère de la personne : son humeur, ses attitudes, ses espérances et projets de vie particuliers. Les professionnels et les services de santé de première ligne sont les premiers interpellés par ces personnes en réelle souffrance dont la cause est plurielle.

Je mettrais en exergue plus spécifiquement les services de santé mentale qui n’ont pas pour mission d’effectuer de la médecine préventive, mais bien de se positionner au niveau du soutien et du curatif. À titre d’exemple, je citerais le projet « Antigone » de l’Université de Liège qui intervient dans tout ce qui est stress collectif post-traumatique, avec notamment des interventions dans le cadre de l’accompagnement des restructurations ou fermetures d’entreprises telles que celle d’Arcelor.

Je vous prie de vous référer également à la réponse que j’ai donnée à la fin du mois de janvier 2015 à M. le Député Martin. La Région continuera à se soucier de la problématique que vous soulevez dans le cadre de la prévention et de la promotion de la santé en veillant à l’amélioration du bien-être de la population.

Mme la Présidente. – La parole est à Mme Durenne.

Mme Durenne (MR). – Merci Monsieur le Ministre. Je demandais simplement dans un décret – dont je ne citerai plus le nom puisque je vous ai fait sourire – n’estil pas possible d’avoir un décret comme celui-là pour prendre en compte davantage le stress, de façon globale, dans les différentes politiques menées ? Je ne sais pas s’il y a possibilité puisque vous n’avez pas abordé la réponse à ma question. Il faut savoir que le stress est un cercle vicieux : nous sommes stressés, cela induit un manque de sommeil, cela induit une diminution de la résistance au stress. Comme je l’ai dit, il faut vraiment le voir de façon globale parce que cela influence de plus en plus de gens au niveau de notre société. Je reviendrai là-dessus et je déposerai une proposition de résolution concernant le stress.