Quid des gardes de nuit?

400etpLe Gouvernement Wallon a décidé d’axer davantage sa politique de prise en charge des aînés vers le maintien à domicile.

J’ai alors interrogé le Ministre Maxime Prévot sur les aides à domiciles existantes. Je lui ai rappellé que « de nombreux services ont vu le jour dans le secteur des soins à domicile pour permettre, même avec une baisse de capacités physiques et mentales, aux seniors de rester plus longtemps chez eux.

Ces personnes souvent plus fragiles, âgées et parfois dépendantes peuvent ainsi faire appel à des infirmières, aides familiales, aides ménagères, aide psychologique, gardes-malades de jour. Si, en plus de l’aide sociale apportée, il devait y avoir un point commun entre ces différentes aides, c’est le fait qu’elles sont toutes actives la journée.

Or, il arrive qu’après une hospitalisation, par exemple, la personne nécessite une attention particulière aussi durant la nuit, ce qui rassurerait à la fois la personne elle-même et la famille. »

Le Ministre a alors rappelé qu’il existait « 34 services d’aides aux familles et aux ainés agréés et subsidiés par la Région Wallonne qui mettent à disposition des familles en difficultés des gardes à domicile ».

« Ces gardes à domicile peuvent bien entendu effectuer des prestations pendant la nuit. Il est toutefois important de noter que ce ne sont pas à proprement parler des gardes à domicile itinérantes. En effet, elles n’effectuent qu’une seule prestation par nuit, » précise le Ministre.

Selon le Ministre, « cela représente 400 équivalents temps pleins. En termes de subventions, ces emplois bénéficient principalement de diverses aides à l’emploi dont les aides APE, ainsi que d’un forfait spécifique pour une garde à domicile qui est de 4 815,0262 euros par équivalent temps plein. À cela, il faut ajouter d’autres interventions telles les interventions dans les kilomètres professionnels parcourus, les heures inconfortables par exemple. »

Ce qui revient à environ 1 926 010,48€ de subside en tout.

Le Ministre se veut rassurant car « dans la perspective du renforcement du secteur du maintien à domicile, la fonction spécifique de « garde à domicile » ne sera pas oubliée, soyez-en certaine, » m’a-t-il alors précisé.

La totalité de l’échange ci-dessous.

QUESTION ORALE DE MME DURENNE À M. PRÉVOT, MINISTRE DES TRAVAUX PUBLICS, DE LA SANTÉ, DE L’ACTION SOCIALE ET DU PATRIMOINE, SUR « LES SERVICES DE NUITS APPORTÉS AUX SENIORS »

Mme la Présidente. – L’ordre du jour appelle la question orale de Mme Durenne à M. Prévot, Ministre des Travaux publics, de la Santé, de l’Action sociale et du Patrimoine, sur « les services de nuits apportés aux seniors ». La parole est à Mme Durenne pour poser sa question.

Mme Durenne (MR). – Monsieur le Ministre, le Gouvernement via la Déclaration de politique régionale défend l’idée de maintenir davantage les seniors à domicile. De nombreux services ont vu le jour dans le secteur des soins à domicile pour permettre, même avec une baisse de capacités physiques et mentales, aux seniors de rester plus longtemps chez eux.

Ces personnes souvent plus fragiles, âgées et parfois dépendantes peuvent ainsi faire appel à des infirmières, aides familiales, aides ménagères, aide psychologique, gardes-malades de jour. Si, en plus de l’aide sociale apportée, il devait y avoir un point commun entre ces différentes aides, c’est le fait qu’elles sont toutes actives la journée.

Or, il arrive qu’après une hospitalisation, par exemple, la personne nécessite une attention particulière aussi durant la nuit, ce qui rassurerait à la fois la personne elle-même et la famille.

Une intervention de nuit peut être alors d’un grand secours. Monsieur le Ministre, pouvez-vous dresser un état des lieux des projets existants en Wallonie mettant à disposition des gardes-malades itinérants de nuit ? Combien de personnes sont concernées, tant en termes d’acteurs que de bénéficiaires ? Quelle est la demande ?

Quel est le soutien du Gouvernement à leur égard ? Quelle place ce type de service pourrait occuper à l’avenir dans le cadre d’une plus grande place accordée au maintien à domicile ? Quelle est la législation se rapportant à ce type de service de nuit ? Permet-elle, à votre avis, un développement optimal de ce type de service ? Je vous remercie pour votre réponse.

Mme la Présidente. – La parole est à M. le Ministre Prévot.

M. Prévot, Ministre des Travaux publics, de la Santé, de l’Action sociale et du Patrimoine. – Madame la Députée, pour ce qui concerne les Services d’aide aux familles et aux aînés agréés et subsidiés par la Région wallonne, 34 services mettent à disposition des familles en difficultés des gardes à domicile. Ces gardes à domicile peuvent bien entendu effectuer des prestations pendant la nuit.

La garde à domicile a pour mission d’accompagner le bénéficiaire qui en a besoin, de la présence continue d’une personne et qui, pour des raisons de santé ou de handicap, ne peut se déplacer seul hors de son domicile. Il est toutefois important de noter que ce ne sont pas à proprement parler des gardes à domicile itinérantes. En effet, elles n’effectuent qu’une seule prestation par nuit.

En termes d’acteurs, cela représente environ 400 équivalents temps plein.

En termes de subventions, ces emplois bénéficient principalement de diverses aides à l’emploi dont les aides APE, ainsi que d’un forfait spécifique pour une garde à domicile qui est de 4 815,0262 euros par équivalent temps plein. À cela, il faut ajouter d’autres interventions telles les interventions dans les kilomètres professionnels parcourus, les heures inconfortables par exemple.

Il n’y a pas de législation spécifique pour les gardes à domicile des Services d’Aides aux Familles et aux Aînés agréés. Elles ont cependant un statut et doivent disposer des mêmes diplômes qu’une aide familiale. Il est difficile de dire combien de bénéficiaires font appel à ces services.

Il est cependant clair qu’actuellement, la demande est supérieure à l’offre, comme c’est d’ailleurs le cas pour les services d’aides familiales. Nous sommes bien en réflexion, avec l’administration et les secteurs concernés, pour définir au mieux les contours des différents métiers de l’aide, aides familiales, aides ménagères, gardes à domicile et évaluer les besoins en formation spécifique pour ce métier particulier. Dans la perspective du renforcement du secteur du maintien à domicile, la fonction spécifique de « garde à domicile » ne sera pas oubliée, soyez-en certaine. Mme la Présidente. – La parole est à Mme Durenne.

Mme Durenne (MR). – Merci, Monsieur le Ministre. J’ai bien compris qu’il existait 34 services de garde à domicile de jour ou de nuit. En fait, je faisais référence à un article qui date d’un moment. Une garde de nuit pour les seniors bruxellois où là, ce sont des gardes de nuit qui sont appelées de manière ponctuelle. Ils peuvent passer un quart d’heure, une demi-heure et ensuite, repartir. C’est quand la personne âgée a un souci, lors d’un retour d’une hospitalisation.

M. Prévot, Ministre des Travaux publics, de la Santé, de l’Action sociale et du Patrimoine. – Ce sont presque des concierges itinérants.

Mme Durenne (MR). – Tout à fait, c’est cela. Parfois, pour une petite aide, cela peut simplement aller d’accompagner à la toilette. Cela peut rassurer la famille, si celle-ci doit s’absenter. Comme j’ai dit, une perte d’autonomie ou un retour d’hospitalisation. C’était plus ce genre de service itinérant de nuit, de façon ponctuelle, sur lequel je vous interrogeais. Je vous remercie. J’ai bien pris note de votre réponse.