Projet Seine-Escaut

Liaison Seine-Escaut Est de quoi s’agit-il ?

La DGO2 (Direction Générale Opérationnelle pour la mobilité et les voies hydrauliques) participe a projet qui a pour but de créer un nouvel axe de navigation au gabarit de 4500 tonnes de Paris jusqu’à la Mer du Nord. Ce dossier s’inscrit dans la continuité de la déclaration de Tallinn d’octobre 2013, co-signée par les Ministres des Transports et des Travaux publics des territoires concernés et la Commission européenne.

sneprojetImportant pour la Wallonie, ce réseau doit lui permettre de conserver une position centrale et stratégique au sein du réseau européen de voies navigables.

Le projet doit également améliorer les liaisons de cet axe principal vers les zones économiques et industrielles de Belgique et du Nord de la France. Pour mener à bien les travaux et gérer ce réseau d’importance internationale, un partenariat composé de la France, la Région flamande, la Région wallonne et les Pays-Bas a été mis sur pied.

En 2012-2013, la DGO2 a avancé sur 3 axes :

  • Demande de permis d’urbanisme en 2013 pour la mise au gabarit de 4500 tonnes de la Lys entre l’écluse de Comines et Wervicq
  • Modernisation des barrages de Kain et Hérinnes (pertuis plus sûrs et mini centrale hydroélectrique), permis unique introduit en 2013 et en 2014.
  • Suppression du goulet d’étranglement à Tournai pour y faire passer des bateaux de 2000 tonnes, répondant aux standards européens. Adaptation du Pont des Trous, du Pont à pont, réaménagement des quais du Pont Devallée au Pont Delwart (toute la ville).

Ces trois grands chantiers sont estimés à 56,8 millions d’euros, cofinancé par l’UE.

Les travaux prévus pour la partie wallonne du projet sont les suivants :

  • Améliorer la traversée de Tournai via l’élargissement du Pont des Trous, le rehaussement de deux ponts et l’amélioration des courbes du tracé de l’Escaut.

Pont des trousDu lundi 2 mai au 15 juin 2011 a eu lieu afin de donner l’opportunité aux tournaisiens de donner leurs avis sur le projet global et sur la question épineuse du Pont des Trous, monument phare de la ville mais qui constitue un goulot d’étranglement trop important et ne permet pas le passage de bateaux de gros gabarits.

2 pistes étaient envisagées, soit un contournement, qui aurait été très couteux ou l’élargissement de l’arche centrale, piste qui sera choisie. Cependant, en juin 2014, le projet a connu un coup d’arrêt, freiné par les hésitations Françaises. Coup d’arrêt qui n’a pas duré longtemps puisque fin septembre 2014, Manuel Valls, à Arras, annonce le chantier pour le Canal Seine-Nord pour 2017 donc.

Dès lors, l’élargissement du bon sera bien une réalité et les pierres du corps central du Pont seront remplacées par une structure en résille ou en pierre, selon ce qui ressortira de la consultation populaire décidée par le collège Tournaisien et selon ce que les autorités suivront ou non le résultat.

  • Nouveau barrage de l’écluse de Kain.

L’objectif principal du remplacement du barrage mobile de Kain, dont la construction date de l’année 1920, est de sécuriser la navigation sur l’Escaut en amont de Tournai en régulant le niveau de l’eau.

Concrètement, ce nouveau barrage sera construit en site propre, dans un nouveau chenal, ce qui nécessitera d’importants terrassements. Le barrage actuel sera démoli et remplacé par une échelle à poissons en escaliers et, dans un deuxième temps, par une centrale hydroélectrique. Une deuxième échelle à poissons sera placée dans le nouveau chenal, à côté du barrage.

De plus, sont également prévus : un tronçon de chemin RAVeL, la mise en place de protections de berges, la plantation d’arbres à hautes tiges et d’arbustes, la création d’espaces verts (pelouses, sentiers, …) et la mise en place de mobilier urbain.

Pendant toute la construction du nouveau barrage, les anciennes installations resteront opérationnelles particulièrement en période de crue. De plus, une télécommande sera installée à l’écluse de Kain afin de gérer à distance les feux de signalisation de l’alternat de Tournai ainsi que le mécanisme de levage du pont Notre-Dame à partir du même poste de commande.

Le chantier, dont le montant total des travaux est estimé à 11.486.650 €, sera piloté par la DGO2 du Service public de Wallonie.

  • L’élargissement du canal Nimy-Blaton
  • La construction de 4 nouvelles écluses à Obourg, Viesvilles, Gosselies et Marchienne
  • L’approfondissement de l’écluse d’Auvelais

Le cout total du projet (France, Belgique, Pays-Bas) est estimé à plusieurs milliards d’euros : +/- 7 Milliards d’euros en partie financé par l’Union Européenne (40%).

Le canal Seine-Nord fait partie de ce projet global.

Le projet a été ressorti des tiroirs par le Ministre Français des Transports, de la pêche et de la mer, Frédéric Cuvillier en 2012. Ce canal doit permettre de connecter le bassin de la Seine au Nord-Pas-de-Calais et donc aux 20.000 km du réseau grand gabarit du nord de l’Europe. Nicolas Sarkozy voulait un chantier qui se termine en 2017 et avait proposé en 2011 un partenariat public-privé.

Le 26 septembre 2014, Manuel Valls s’est rendu à Arras est a confirmé l’élaboration de ce projet qui sera alors subsidié par l’UE. Avec un objectif : commencer le chantier en 2017.

Sur le territoire français, ce projet inclut non seulement la réalisation du canal Seine-Nord Europe, mais également les opérations d’accompagnement en amont et en aval du canal sur la Seine, l’Oise et dans le Nord-Pas-de-Calais, conduites par Voies navigables de France. Pour ces opérations d’accompagnement, les financements européens obtenus dans le cadre de ce dossier viendront ainsi compléter ceux prévus dans les contrats de plan Etat-Région 2015-2020 en cours de finalisation.

Le cofinancement par la Commission européenne dans le cadre des RTE-T (réseaux transeuropéens de Transport) a été demandé et la remise officielle de cette demande de subvention « Seine-Escaut 2020 » à la Commission européenne est intervenue le 26 février 2015 à Lens. Le Ministre Wallon des travaux publics y représentait la Wallonie.

Quelques chiffres :

450 kilomètres de voies d’eau qui traversent la Wallonie.

40 millions de tonnes de marchandises transportées par an par voies navigables = 2 millions de camions en moins sur nos routes.

La moitié des 7,5 millions de tonnes de produits acheminés via l’Escaut chaque année est manutentionnée sur la voie d’eau.

6 boxes de stockages seront opérationnels à Vaulx, qui occupe une position stratégique sur l’Escaut.

250 mètres de quai et une dalle d’arrière quai de 16 m de large, c’est la plateforme qui verra le jour à Pecq. Il y aura aussi des infrastructures de stockages spécifiques pour les produits agro-alimentaires, une première en Wallonie. Début des travaux : 2015.