Mars 2015

Le mot du moisLe mois de mars a touché à sa fin, l’occasion comme tous les mois de revenir sur son déroulement. Je m’attarderai sur trois sujets : la mission parlementaire en Suisse et en Autriche, le discours sur l’état de la Wallonie et la monoparentalité.

Tout d’abord, la mission organisée pour une partie des membres de la Commission Affaires Générales s’inscrivait dans la logique du renouveau démocratique en Wallonie dont le Parlement a voté en cette dernière semaine de mars en faveur de sa constitution. Notons que le MR s’est abstenu car nous restons convaincus que ces sujets auraient pu être débattus dans les structures existantes.

Cette mission d’une semaine en Suisse et en Autriche a été l’occasion de rencontrer une dizaine d’acteurs (professeurs, ambassadeurs, élus locaux, nationaux,…) et d’apprendre davantage sur les mécanismes de l’initiative populaire suisse et du référendum autrichien. En Suisse, l’initiative populaire fait partie de la vie politique depuis 1848. Autant dire que c’est ancré dans le fonctionnement normal de la vie politique, ce qui n’est pas encore le cas en Wallonie. Tous ces mécanismes sont complexes et il est opportun d’avancer par petit pas.

C’est ce que le Parlement Wallon fera dans les prochains mois pour faire avancer la Wallonie sur le chemin de la démocratie participative. Il faut avancer par petit pas pour éviter les effets pervers tout comme Rome ne s’est pas construite en un jour…

Retrouvez d’ailleurs tout mon dossier sur la démocratie participative : cliquez ici.

Secondement, la dernière semaine de mars a été l’occasion pour le Ministre-Président de revenir sur l’état de la Wallonie. Si son discours a été accueilli par l’ensemble du Parlement, il n’en reste pas moins des points d’ombres, comme l’emploi, comme les politiques « anti-business » lancée par le gouvernement puis retirées. Je pense à la taxe sur l’outillage, par exemple. Le groupe MR a voulu, lors de cette intervention, se poser davantage en opposition constructive qu’en opposition expressive. C’est la raison pour laquelle nous avons aussi voulu relever des bons points : davantage de transparence dans les budgets, un accès rapide aux décisions prises par le gouvernement, etc.

Par contre, le taux de chômage reste très élevé en Wallonie, pas un mot sur la ruralité et l’agriculture… dommage quand on sait que 50% des wallons n’habitent pas les villes. Toute notre intervention est disponible sur le site du Parlement Wallon, pour les plus curieux.

Enfin, je reviendrai sur les familles monoparentales car, à l’invitation du Centre Jean-Gol, j’ai été amenée à participer à l’After Work sur ce sujet. L’occasion d’évoquer quelques chiffres : 8 parents solos sur 10 sont des femmes, beaucoup d’entre-elles vivent sous le seuil de pauvreté parce qu’elles n’ont pas de travail avant la perte du mari. D’ailleurs, seules 52% des femmes travaillent contre 62% pour les hommes, ce qui les rend davantage vulnérables.

Il s’agit d’un sujet plus qu’intéressant car partant des familles monoparentales, il est possible d’aborder et d’améliorer tout un ensemble de règles et de situations existantes comme davantage de places d’accueils et d’aides pour la garde des enfants, ce qui permet de garder/trouver son emploi. Cela permet également d’aborder le système des allocations familiales, d’accès au logement, etc.

Bref, un sujet très large, mais que je ne fais qu’évoquer car ce mot ne suffira pas à l’aborder dans sa globalité.

Mot qui touche déjà à sa fin. Je tiens à vous souhaiter de bonnes vacances pour les deux semaines qui arrivent et vous dit à bientôt.

Véronique Durenne.