Avril 2015

Le mot du mois - Avril 2015S’il fallait retenir un élément politique de ce mois d’avril, c’est vraisemblablement la polémique née de l’application de la loi spéciale de financement (LSF).

Je ne rentrerai pas davantage dans l’élément polémique, qui n’a aucun intérêt, mais je veux rappeler deux choses :

  • Ce n’est pas de l’argent fédéral non versé aux régions, comme certains ont pu, ou ont voulu le laisser penser. Il s’agit d’une application d’un système qui permet aux régions de bénéficier d’une part de l’IPP. Or, l’IPP baisse donc les recettes baissent également.
  • Ce système octroie aux régions des moyens supplémentaires correspondant à leurs compétences. Il a été validé par quatre partis francophones (MR, PS, CDH, ECOLO). Aux régions maintenant de prendre leurs responsabilités et de tenir compte d’une moins grande rentrée fiscale, due aux circonstances que nous connaissons depuis quelques années. Cela fait des années que le MR demande des réformes pour faire mieux avec moins.

Donc, la LSF, loin de satisfaire tout le monde dans son application n’en reste pas moins un outil de responsabilisation des régions, au Gouvernement Wallon de prendre les siennes désormais.

Il devra aussi prendre ses responsabilités en matière d’emploi. Car il est une chose qu’on ne peut pas reprocher au Gouvernement Fédéral, c’est son immobilisme… contrairement au niveau régional où, effectivement, rien ne vient. Plus d’1 milliard d’euros ont été transférés pour gérer l’emploi. Toujours rien.

Demain nous fêterons le travail au MR avec en tête l’espoir qu’en Wallonie, on prenne enfin des mesures pour libérer les énergies et développer l’emploi. Il faut redéployer l’accueil de l’enfance, réduire les pièges à l’emploi, permettre plus facilement l’entreprise de manière générale, trouver des outils pour augmenter le bien-être de chacun et ne pas se priver de ceux qui fonctionnaient, comme les titres-services.

Le 1er Mai, c’est l’emploi, c’est la formation et l’éducation adaptée à tous. Tirons les gens vers le haut et donnons-leur les outils pour s’en sortir quels que soient leurs objectifs de vie. Voilà le message que nous voudrons livrer demain à Jodoigne.

Enfin, bien loin des débats de chez nous, c’est la nature qui a mis à mal tout un pays. Le Népal a perdu des centaines de compatriotes et continue aujourd’hui d’espérer retrouver encore quelques survivants. Je voudrais aussi avoir une pensée pour eux dans ces moments atroces.

Bon 1er mai à tous.

Véronique Durenne.