Novembre 2014

Le mot du mois - Novembre 2014

Voici le mois de Novembre terminé et avec lui la semaine d’analyse du budget wallon en Commissions.

Alors, le budget wallon c’est quoi ? Pour 2015, c’est environ 13 milliards d’euros qui vont être alloués à toute une série de politiques décidées par le gouvernement régional. Ces revenus proviennent depuis la 6ème réforme de l’Etat, en partie de l’IPP mais aussi de recettes fiscales, certaines vieilles comme le monde et hors du temps comme la redevance TV ou encore la taxe sur l’outillage.

Malheureusement, nous aurions espéré une vision d’avenir et des éléments nouveaux de la part du gouvernement wallon. La dette a explosé, et rien n’est fait pour la réduire. Quoi qu’on en dise, on ne prépare pas l’avenir, on (sur?)protège les générations d’aujourd’hui au détriment de celles de demain.

Outre les taxes qui semblent la panacée des partis de la majorité pour maintenir le bateau blessé à flot, voilà que la majorité ne se soucie pas de savoir si telle ou telle disposition d’un budget est légale. En effet, l’AWIPH n’a pas remis son budget dans les délais légaux et cela n’a semblé émouvoir que l’opposition.

Les vieilles recettes sont toujours actuelles.

En cette fin d’année et en cette période de fêtes qui s’annonce, nous aurions voulu plus de transparence, plus de cohérence dans les politiques menées. L’Union Européenne elle-même, par la voix de la Commission, trouve globalement les projets Wallons moins bons que les projets Flamands, elle parle même de saupoudrage.

Il n’y a pas de grande politique Wallonne, mais des mesurettes, destinées à faire le dos rond en attendant les jours meilleurs.

Au fédéral, nous avons choisi un autre type de politique. Nous en conviendrons que celle-ci n’est pas la plus populaire, la plus électoraliste, mais c’est celle qui admet le moins de mensonges : l’Etat est à l’os et ne peut plus dépenser à tout va. Les économies sont nécessaires. Ces économies passent par la réduction des structures, par l’assainissement pour permettre la réduction de la dette et ainsi ne pas laisser à nos enfants son poids insupportable.

Il faut savoir ce que nous voulons car la solidarité passe aussi par la création d’emplois et donc par des mesures qui la permettent. La solidarité passe aussi par une réduction des dépenses de l’Etat, pour assurer la sécurité sociale et nos pensions.

La Wallonie mérite davantage de politiques innovantes et ambitieuses. Or, rien n’arrive.

V. Durenne