Octobre 2014

Le mot du mois - octobre 2014Le mois d’octobre a été riche en actualité, que ce soit par la mise en place du gouvernement fédéral de centre-droit ou par les débats qui animent société civile,  parlements régionaux et communautaires comme l’attribution des numéros INAMI ou encore le plan de délestage.

Tout d’abord, la mise en place rapide du gouvernement fédéral par une majorité innovante et dont les principales priorités seront le socio-économique apporte sa stabilité à la Belgique. Stabilité dont tout le monde s’accorde à dire qu’elle est nécessaire en ces périodes troublées. Un gouvernement qui s’occupe uniquement de socio-économique avec à son bord la NV-A est évidemment innovant et inédit. Mais n’entendions-nous pas des sons de cloches en faveur d’une participation des nationalistes flamands au pouvoir dans le chef d’autres partis francophones ?

La réaction automatique parfois mesurée, parfois moins, de l’opposition ressemblait à s’y méprendre à un mauvais jeu d’acteurs d’un mauvais vaudeville où d’un coup, les anciens partenaires deviennent ennemis jurés. Les réactions démesurées, hystériques parfois, ne sont pas constructives. La violence verbale ou physique n’apporte rien d’autres que l’illusion de garder la mainmise sur un pouvoir qui, en démocratie, se partage.

La majorité de centre-droit travaillera pour les travailleurs, quoi qu’on en dise. Elle travaillera pour réduire le train de vie de l’Etat car certains coûts deviennent intenables à long terme. Le maintien de notre sécurité sociale, de notre bien être à long terme, passe par une réduction de l’Etat dans l’économie, pour laisser d’avantage de place à la société civile. Chacun doit admettre que les paramètres évoluent et qu’il faut sans cesse adapter les calculs.

Si des inquiétudes existent, elles sont légitimes et dans une région Wallonne historiquement ancrée à gauche, il faut parfois tenter de se détacher des vieux préjugés et tenter de faire confiance à une alternance, lui donner le bénéfice du doute face aux recettes infructueuses de ses majorités successives.

Région Wallonne qui n’a pas encore présenté son budget dont les mesures tombent au compte goutte mais qui a aussi entamé une réduction de ses dépenses dans certains organismes publics. La réduction des primes à l’énergie va porter un coup dur à l’économie Wallonne et principalement dans les secteurs de la construction. Les agriculteurs-éleveurs seront durement touchés par la réforme du système d’octroi des primes. Il nous reviendra alors de suivre avec attention si les mesures prises par le gouvernement se font en faveur ou au détriment de l’emploi.

A ce propos, une petite anecdote : à l’heure où l’emploi doit être au centre de toutes les mesures, mon collègue Olivier Destrebecq faisait remarquer que le banc des ministres était vide en plein débat sur l’emploi en Wallonie au parlement. Alors, on fuit les problèmes messieurs ?

 V. Durenne