Lettre ouverte aux habitants de notre entité

Chers habitants et habitantes de notre entité,

C’est à vous aujourd’hui que je voudrais m’adresser. Vous avez été les spectateurs impuissants d’un déchirement au sein de la majorité à laquelle vous avez apporté votre confiance en 2012. Bien des paroles maladroites ont été prononcées, bien des rumeurs ont été colportées.

La décision que j’ai prise et qui semble être à l’origine de l’implosion était basée sur des faits. Décision que je reprendrais s’il le fallait.

En choisissant quelqu’un qui ne faisait pas partie depuis si longtemps du monde politique Cellois, en 2012, vous aviez marqué votre envie de changement, de nouveauté, de modernité et de transparence.

C’est dans cette ligne que je continuerai de m’inscrire et si je ne prétends pas détenir la meilleure vision dans la manière de faire de la politique, je prétends défendre jusqu’au bout celle qui est la mienne.

Pour moi, la politique n’est pas un jeu d’échec où l’objectif est de descendre l’autre plus vite que son ombre. Pour moi, la politique est le moyen de répondre aux soucis des gens, de régler les problèmes avec eux. C’est pour ça que je me suis engagée.

Quoi que vous ayez lu ou entendu, mes positions n’ont jamais changé. Non, la pharmacienne ne s’est pas transformée en ogre avide de pouvoir !

J’attends de la Politique et du monde politique qu’ils soient ouverts sans être creux, qu’ils soient transparents, que la règle soit la même pour tous et non l’exception.

L’opposition continuera à faire son travail, tandis que la majorité fera le sien. Mais, de grâce, que chacun reparte sur des bases constructives, que chacun se remette à parler, à discuter de projets et d’idées pour notre entité dont j’ai promis en 2014 d’en suivre les dossiers. Ce que je continuerai de faire avec toute la légitimité qui est la mienne.

Ma porte, celles des autres échevins et conseillers communaux, dans leur ensemble sera toujours ouverte. Elle le sera j’espère avec un œil nouveau et un regard nouveau pour ne pas retomber dans les pièges de la politique de bas étage qui mène à la rupture.

Je voulais que ce soit dit. Pas pour me disculper, pas pour me victimiser mais pour que vous sachiez que beaucoup veulent avancer.

Véronique Durenne,

Bourgmestre en titre de Celles.

Intoxication de camps scouts cet été

Intoxication rivièreJe suis revenue sur les diverses intoxications qui ont touché plusieurs camps de mouvement de jeunesse cet été, dont les scouts de Celles.

J’ai donc interpellé les deux Ministres concernés qui m’ont donné une réponse plus ou moins complète.

Je déplore juste le manque de volonté d’aller plus loin. Les Ministres se retranchant derrière ce qui existe déjà. Cela n’a pourtant pas permis d’éviter les intoxications de cet été.

La méthode utilisée est-elle la bonne?

Je proposai la mise en place d’un site web utilisable par tous les mouvements de jeunesse pour reprendre l’ensemble des informations qui doivent, pour l’instant, être recherchées auprès d’un nombre trop important d’institution: AFSCA, Communes, Région Wallonne, etc.

On se doute bien que la préparation d’un camp est déjà quelque chose de prenant et que rajouter des démarches administratives ne fait qu’alourdir la charge alors qu’il est tout à fait possible de simplifier la démarche.

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11 Novembre 2015 – Discours à Molenbaix

11novembre - site« Notre première ligne est violemment bombardée. Un obus tombe sur notre abri. Nous sommes jetés les uns sur les autres. On ne se voit plus, tant il y a de la poussière. Les obus tombent à moins de 20m de l’abri. Chaque fois nous sommes fortement secoués. Les boyaux sont impraticables. L’après-midi, les bombes, les torpilles, les grenades entrent en jeu avec des rafales d’obus. Des avions mitraillent nos tranchées. Des torpilles éventrent le boyau à plusieurs places… Gare aux rafales de mitrailleuses ! L’ennemi tue à droite à gauche… Un brisant tombe à moins de 10m de là me renversant et éteignant la bougie. Des éclats transpercent la tôle servant de toit. [Je] me sauve dans le boyau. Un obus éclate tout près de moi. » – Issu du carnet de guerre de Jean d’Ottreppe, soldat dans l’armée Belge de 1916 à 1918.

« Ces dures épreuves physiques que nous avons subies prouvent que l’on peut pétrir son corps avec sa volonté, et que ce corps file lentement sur l’ordre. Marcher quand on ne peut plus marcher, dire qu’on va mourir et vouloir fortement vivre, tomber pour ne plus se relever et courir toujours, ne pas dormir, ne pas manger, dormir avec la pluie dans le cou et un ruisseau sous les pieds, être sous le sac comme un cloporte sous une pierre, et emporter sa pierre, puis à la première grande halte oublier tout et tenir le poteau d’arrivée, voilà ce qu’a dit au corps la guerre.

Elle n’a pas dit autre chose à l’âme. Elle lui a appris à faire sa tranchée pour la résistance, à vouloir s’élever vers la lumière. » – 7 septembre 1914 par Joseph Laforge, soldat Français de la 222ème Infanterie.

« Des hommes sont venus dans notre village. J’ai essayé de m’enfuir, mais ils m’ont emmené en prison. Sauf que ce n’était pas la prison, mais mon ancienne école. C’est ironique : ils m’ont emmené pour me torturer à l’endroit même où j’allais étudier. J’ai été détenu là dix jours. Les deux premiers jours, on nous a forcés à rester debout. J’avais les yeux bandés et mes mains étaient attachées. J’ai toujours les cicatrices. J’étais terrifié. Nous étions plus de cent à être détenus dans la salle de classe. Un des garçons n’avait que 12 ans. Après deux jours, ils m’ont emmené pour m’interroger. Je n’avais ni bu ni mangé, j’étais très faible. Ils m’ont pendu au plafond par les poignets, mes pieds ne touchaient pas le sol. Ils me frappaient. Ils voulaient nous faire parler, nous faire avouer quelque chose » – 6 mars 2014, par Khalid, 15 ans, réfugié Syrien.

Non, la guerre n’a pas changé. La guerre c’est la guerre. La violence c’est la violence. Encore en 2015, des enfants, des femmes, des maris, des pères et des mères se font voler leur vie par les mains d’assoiffés de sang, de porteurs de haine, de racisme et de xénophobie.

Et… il est étonnant de voir que, malgré les nombreuses histoires de guerre qui habitent nos familles, nous oublions.

Nous oublions que nos pays, nos régions, nos villages ont été déchirés par la guerre. Nous oublions que notre relatif bien-être aujourd’hui a été le résultat de centaines d’années de guerre, au bout desquelles les hommes, alors fatigués et ébranlés ce sont dit : « plus jamais ça ».

Nous – notre génération – qui n’avons jamais vécu la guerre, ne nous offrons pas à elle en véhiculant les message qu’elle colporte comme le racisme, la haine, la peur de l’autre. Car si nous nous offrons à la guerre, elle-même s’offrira à nous. Nous perdrions alors tout ce qu’aujourd’hui nous tenons pour acquis.

Si nous croyons que la paix est une chose durable, nous nous trompons. Rien n’est plus éphémère que cet instant. La paix ne tient que par la capacité des hommes à se comprendre, à s’ouvrir. La guerre ne tient qu’à leur désir primaire de vengeance et destruction.

La paix est difficile. La guerre est une chose facile.

Être ainé en 2015 – Conférence

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Merci aux personnes présentes ainsi qu’aux quatre intervenants.

Pour rappel, les sujets développés gravitaient tous autour de du thème « Être aîné en 2015 »:

-La Maltraitance envers les personnes âgées, par D. Langhendries et M. Decaluwé de Respect Senior

-Les législations en matière d’héritage, Maître Yves Van Roy, Notaire

-Le soutien aux aînés par F. Steels de Senior Assist

Souper de la Députée-Bourgmestre

Voici les photos de mon repas du 7 février 2015 à Celles. Merci à toutes celles et ceux qui ont participé!

Merci également à Jean-Luc Crucke, Député et Bourgmestre de Frasnes et à Marie-Christine Marghem, Ministre Fédérale en charge de l’énergie d’avoir été présents.

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Le logement, c’est important.

Le logementRetrouvez-ci dessous le discours que j’ai prononcé à l’occasion de l’inauguration des 10 logements sociaux à l’ancienne gendarmerie de Velaines. 

Reportage Notélé à voir ici.

Un peu plus de 100.000, c’est le nombre de logements publics dont dispose aujourd’hui la Wallonie, et ceux-ci que nous inaugurons aujourd’hui viennent compléter ce nombre.

Un élément qui rappelle que le social n’est pas oublié à Celles. Notre commune apporte sa pierre à l’édifice et de l’eau au moulin des moins bien lotis.

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Très bonne année 2015, pleine de projets nouveaux et de découvertes.

Mesdames et Messieurs les Echevins,

Mesdames et Messieurs les Conseillers communaux,

Mesdames et Messieurs les membres des personnels,

Mesdames, Messieurs,

Voilà que l’année 2015 en est à son aurore alors que l’année 2014 n’offre plus que son crépuscule final et avec elle, un dernier regard sur son flot d’évènements. À des degrés divers, tous ceux-ci ont eu un impact dans nos vies quotidiennes. Lire la suite